Blackbook

Unser Black Book soll dir einen Überblick verschaffen was die Spielziele in Basel sein könnten. Natürlich bist du frei in deiner Wahl des Ziels, aber hier ein paar Anregungen.

Agrochemie & Pharma

Finanzindustrie

Fossile Energie

Für eine bessere Welt

Blackbook

Notre blackbook te donne un bref apperçu de ce que pourraient être les buts des climates games à Bâle.
Tu es bien sûr absolument libre dans le choix de ton action. Mais si tu cherches une inspiration, voici quelques idées.

Agrochimieet industrie pharmaceutique
Finance
Energie fossile
Pour un monde meilleur

Agrochimie et industrie pharmaceutique
Les préjudices causés à l’environnement par l’agriculture industrielle sont multiples. Les monocultures requises réduisent la diversité des espèces et sont plus vulnérables face aux parasites. Ce qui entraine un recours à grande échelle de pesticides. Très rapidement pourtant, les plantes et les animaux peuvent développer des résistances. Mais dans le sol et la nappe phréatique les pesticides hautement toxiques perdurent longtemps et se retrouvent ainsi dans nos denrées alimentaires et dans des écosystèmes très sensibles. L’agriculture industrielle renforce également les effets du changement climatique et une baisse de rendement des cultures par le biais de phénomènes tels que la mortalité des abeilles et des insectes.
De plus, l’agriculture industrielle et les monocultures qui en découlent sont souvent très inefficaces, elles demandent beaucoup plus d’eau et d’engrais qu’une production globale et holistique qui associe des plantes avec des besoins complémentaires. Un manque d’éléments nutritifs et une acidification du sol sont les résultats d’une culture qui replante constamment la même espèce sur la même surface. En outre, le niveau de la nappe phréatique baisse, la terre commence à se dessécher entrainant une érosion plus rapide et, en fin de compte, la désertification d’une région. Il est donc nécessaire d’augmenter l’irrigation des terres cultivées, ce qui va à nouveau contribuer à la baisse du niveau de la nappe souterraine.
Comme si cela ne suffisait pas ! L’agriculture industrielle contribue également en grande partie au changement climatique. Jusqu’à un tiers de gaz à effet de serre est libéré par l’agriculture industrielle. C’est en particulier la production de viande et la culture des aliments pour animaux liée à celle-ci qui en est la cause. La part des émissions de gaz à effet de serre due à l’agriculture a tendance à augmenter. La diffusion croissante des habitudes alimentaires des pays occidentaux (beaucoup de viande et de produits laitiers) contribue à une production de viande accrue pour laquelle plus de terres de culture doivent être disponibles pour l’élevage et le fourrage. 15% de la production de viande bovine se trouvent par exemple au Brésil, où justement des hectares de forêt tropicale sont abattus à cet effet.
Syngenta
Les secteurs d’activités majeurs de la multinationale agrochimique Syngenta ayant son siège principal à Bâle sont les pesticides et les semences (génétiquement manipulées). A elle seule Syngenta détient une part du marché mondial des pesticides et engrais de 30% et a de ce fait, à côté de MONSANTO et DUPONT, un monopole pour beaucoup de produits. Le pesticide particulièrement nocif Paraquat n’est pas autorisé en Suisse mais se vend toujours et encore dans d’autres pays. Selon un rapport de l’ONU plus de 20’000 personnes meurent par an des suites d’une intoxication aiguë par les pesticides. Syngenta fait également l’objet de critiques pour la production du pesticide Thiamethoxan prouvé néfaste pour les abeilles. Avec ses principes commerciaux Syngenta représente une agriculture industrielle avec pesticides et technologie génétique. Ce qu’elle commercialise de manière habile avec ses supposés objectifs de développement durable « Good Growth Plan ». La multinationale agrochimique est actuellement à la une des médias non seulement à cause de sa fusion avec l’entreprise chimique chinoise ChemChina mais également pour de nombreuses violations des droits humains à Hawaii, au Brésil et au Pakistan.
BASF
BASF est l’entreprise chimique la plus importante au monde. 11% de la production mondiale de pesticides provient de BASF. En 2013 l’UE interdit par exemple le produit Fipronil qui représente un risque aigu pour les abeilles. Ce poison était également impliqué dans le scandale des œufs début août 2017. C’est pourquoi il ne sera dorénavant  “ plus que ” utilisé contre les fourmis et les cafards, selon les dires de la porte-parole de BASF. Dans la région de Bâle BASF a entre autre indirectement acheté la décharge pour produits toxiques Kesselgrube de Ciba à Grenzach-Whylen lors de la reprise de cette dernière. Cette décharge insuffisamment sécurisée située aux abords immédiats du Rhin et au-dessus du captage d’eau potable de la ville de Bâle constitue un risque pour l’approvisionnement en eau propre. BASF veut uniquement entourer la décharge d’une enveloppe de béton d’une durabilité de 25 ans avant que de nouveaux travaux soient requis. BASF aimerait éviter pour des raisons de couts une excavation et élimination correcte des déchets comme l’exigent la population locale et les organisations environnementales.
Novartis
Novartis est une entreprise agissant à l’échelle globale avec siège principal à Bâle. Les plus grands chantiers de Novartis dans la région sont la dépollution des sols de l’ancienne décharge Lindan au bord du Rhin à Huningue, juste à la frontière franco-suisse, ainsi que la décharge de produits toxiques Feldreben à Muttenz. Lindan est un insecticide interdit en Europe qui avait été produit ici entre 1947 et 1976. Un nouveau chemin de promenade a été créé le long du Rhin, le “Lindanweglein” reliant Huningue et Bâle. L’accès n’y est pour le moment plus que permis les fins de semaine en raison des travaux de décontamination prévus au minimum jusqu’en 2018. Novartis avait stoppé l’assainissement suite à des problèmes survenus pendant les travaux. L’achèvement des travaux occasionne un doublement des moyens financiers prévus au départ vu que Novartis s’acquitte depuis de manière consciencieuse à la poursuite de l’assainissement. Il n’en va pas de même pour la décharge Feldreben, où sont encore stocké les déchets des compagnies ayant précédé Novartis. Ces déchets devraient également être excavés. Certains indices laissent à penser qu’une contamination de l’eau potable de la ville et l’agglomération de Bâle pourrait avoir lieu, puisque la décharge est située au-dessus du captage d’eau.
Roche Pharma SA
Roche est une des plus grandes compagnies pharmaceutiques au monde et appartient pour un tiers à Novartis. On peut relever sur le plan local que Roche excave sa part de la décharge pour produits toxiques Kesselgrube à Grenzach-Whylen. La décharge Hirschacker, également située à Grenzach-Whylen, fournit un contre-exemple. Roche y pratique une purification d’eau souterraine par pompe avec filtre au charbon actif. Cependant, pour éliminer les causes et non seulement les symptômes, un assainissement global est nécessaire. Roche est un des employeurs les plus importants de la région. Sa présence à Bâle va à l’avenir encore s’accentuer, notamment avec la construction de plusieurs nouveaux bâtiments, en partie encore plus haut que la première tour avec son aspect singulier.

Si tu connais et aimerais formuler un autre point de critique concernant les contreparties nommées, n’hésite pas à nous contacter : gamedesign@climategames.ch. Mais tu es naturellement libre aussi d’exprimer ton mécontentement envers une de ces entreprises avec une action individuelle.

Finance
Finance et changement climatique
La Suisse est une des places financières les plus importantes au monde. Son impact et la responsabilité globale pour la protection du climat sont énormes. Notre comportement d’investissement actuel peut être mis en rapport avec un réchauffement global de 4 à 6°C. A eux seuls les investissements avec les fonds des caisses de pension correspondent à des émissions de gaz à effet de serre du même ordre de grandeur que les émissions annuelles de CO2 de la Suisse. Ces investissements soutiennent des compagnies qui exploitent ou transforment du pétrole, du gaz ou du charbon ou qui sont impliquées dans leur commerce ou leur vente. Voilà qui est dénué de sens, autant sur le plan écologique qu’économique: La bulle financière fossile pourrait bientôt éclater si la majeure part des réserves de combustibles fossiles reste dans le sol. Ce qui engendrerait une radicale perte de valeur de certaines entreprises qui auraient manqué la transition énergétique. Et ce serait le simple client bancaire, l’assuré ou le bénéficiaire de caisse de pension qui en paierait le prix.
Les banques, caisses de pension et assurances en Suisse doivent prendre leur part de responsabilité pour les générations futures et s’abstenir d’investir dans des projets pour la prospection, l’exploitation ou l’infrastructure du transport des énergies fossiles. Il s’agit en outre de planifier un retrait des participations et engagements déjà existants. Les investissements dans des énergies renouvelables et un tournant énergétique équitable sont de loin plus porteur d’avenir.

Banques
Crédit Suisse
Très volontiers le Crédit Suisse fait valoir à quel point il prend au sérieux le changement climatique. Le CS recycle le papier, tient des vidéoconférences et compense les vols par un trafic d’indulgences. En attendant, le CS réchauffe allègrement le climat avec ses activités véritable. Entre 2013 et 2015 le CS finance avec plus de 20 milliards des entreprises actives dans le secteur de l’extraction de charbon, des centrales au charbon, de la production pétrolière extrême et de l’exploitation du gaz naturel par la fracturation. Et en début d’année le CS a été vivement critiqué pour sa participation au financement du très controversé Dakota Access Pipeline (DAPL). Cet oléoduc entre North Dakota et Illinois traverse les territoires des Sioux. En cas de fuites il y a lieu de craindre la pollution de l’eau potable de la région. Le CS a joué un rôle clé dans le financement du DAPL resp. des entreprises chargées de sa réalisation.

UBS
UBS SA est une grande banque suisse qui compte parmi les plus importants gestionnaires de fortune au monde. Depuis sa constitution elle fait l’objet de critiques pour diverses raisons: Les scandales liés à la négation des fonds juifs de l’époque de l’holocauste, au financement du déboisement de la forêt tropicale, aux investissements dans du matériel de guerre, aux Panama Papers, au financement des énergies fossiles à grande échelle, pour n’en citer que les plus connus. L’UBS a investi plus de 15 milliards de dollars US entre les années 2013 et 2015 dans l’industrie du charbon, la production extrême de pétrole et la fracturation.
BRI Banque des Règlements Internationaux
Le siège principal de la Banque des Règlements Internationaux se situe à Bâle. Selon ses propres dires la tâche première de la BRI est d’assister les banques centrales dans leurs efforts en faveur de la stabilité monétaire et financière, de favoriser la coopération internationale dans ce domaine et de faire office de banque des banques centrales. Nos recherches n’ont malheureusement pas pu aboutir, vu que la BRI n’est sujette à aucune obligation en matière de transparence. Si vous souhaitez néanmoins choisir la BRI comme terrain de jeu, ne manquez pas de venir consulter l’assistance juridique et les conseils d’action.
BNS Banque nationale suisse
En tant que banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse conduit la politique monétaire nationale de la Confédération helvétique. La Banque nationale investit 10,8% de son portefeuille d’actions US dans des entreprises cotées en bourse de l’industrie fossile, entre autres dans les plus grands responsables du changement climatique et les plus influents de ceux que le nient tels qu’Exxon Mobil et Chevron Corporations. Si l’on attribue proportionnellement les émissions de CO2 de ces entreprises aux actions US, la BNS doit répondre de quasiment d’autant de gaz à effet de serre que les émissions annuelles totales de la Suisse. Avec sa politique de placement la Banque nationale soutient par conséquent un réchauffement global de 4°C à 6°C. Voilà qui correspond pour une institution tenue par la loi et la constitution de se laisser guider par l’intérêt général du pays à un comportement irresponsable.
Caisses de pension
Il en va de même pour les caisses de pension qui investissent assidument dans les énergies fossiles. Si vous voulez jouer avec ce thème, vous pouvez vous informer ici (le changement de langue pour le français se fait sur le site): http://mein-geld-ist-sauber.ch/

Assurances
Les compagnies d’assurance sont censées nous protéger des risques de catastrophes. Certaines mettent en garde depuis 25 ans contre les risques du changement climatique. Et pourtant, maintes d’entre elles assurent jusqu’à ce jour les risques de nouveaux projets charbonniers et investissent des milliards dans des entreprises actives dans l’extraction du charbon et des combustibles fossiles. En dépit de toute rhétorique, les compagnies d’assurance contribuent directement au changement climatique.
Swiss Re
Swiss Re est le deuxième réassureur au monde avec siège principal en Suisse. Selon ses propres déclarations, Swiss Re aimerait éviter les placements dans des compagnies générant une part substantielle de leur chiffre d’affaires avec l’énergie thermique au charbon. En dépit de ces belles intentions, et sans préciser le comment de leur mise en pratique, 4 milliards de dollars US sont investis annuellement dans les combustibles fossiles.
Generali
L’Assicurazioni Generali S.p.A. avec siège à Trieste est le plus grand groupe d’assurance en Italie. Il est aujourd’hui actif dans 68 pays et occupe la place 48 sur la liste des plus grandes entreprises mondiales. Il est erroné de croire que la grandeur serait garante de responsabilité, puisque Generali investit 2,53 milliards de dollars US dans les énergies fossiles.
Allianz
Allianz est une des plus grandes compagnies d’assurance au monde, son siège principal est à Munich. Des placements annuels de l’ordre de 60 milliards de dollars US dans les combustibles fossiles en font un des plus grands financiers du changement climatique à l’échelle internationale. Elle est également en tête de classement sur la liste des spéculateurs alimentaires.
Aviva
Avec environ 35 millions de clients au monde, Aviva est la cinquième compagnie d’assurance sur le plan mondial. En novembre 2016 Aviva termine un engagement de longue date avec deux entreprises minières qu’elle propose à la vente. Elle s’emploie également à liquider ses parts dans huit compagnies charbonnières supplémentaires, celles-ci n’ayant pas répondu de manière positive à la requête de l’assureur d’améliorer leur bilan CO2. (Et quelle est la meilleure façon d’améliorer le bilan CO2 d’une centrale à charbon ? Bien vu, sa fermeture !) Bien que ces développement soient tout à fait positifs, Aviva continue malheureusement d’investir 14 milliards de dollars US dans les combustibles fossiles et fait partie de l’élite européenne dans ce domaine.

Greenwashing
Le terme de greenwashing ou éco-blanchiment désigne une pratique visant à donner à une entreprise une image éco-responsable, sans pour autant que ses préoccupations environnementales reflètent un engagement réel. Les possibilités qui s’offrent à vous pour traiter ce sujet sont tellement nombreuses que nous n’avons pas effectué de recherches sur des champs d’action en particulier. Vous avez l’occasion de laisser libre cours à votre créativité.
Consultez le site internet (en allemand) www.klimaplattform-basel.ch/angebot.html si vous chercher à vous inspirer et à trouver des objectifs adéquats dans la région de Bâle.

Energie fossile
Combustibles fossiles et changement climatique
Pour satisfaire à ses énormes exigences énergétiques en constante croissance, l’humanité utilise à grande échelle des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. La combustion de ces matières crée de la chaleur, que nous pouvons exploiter comme énergie, et du CO2. Ce gaz en soi non toxique est responsable en combinaison avec d’autres gaz, les dénommés à effet de serre, du principal danger menaçant notre planète et tous ses êtres vivants: le changement climatique. Les experts parlent d’un réchauffement global de 4°C jusqu’en 2100 si la plus grande part des combustibles encore existants ne restent pas dans le sol. Un tel réchauffement entraîne de longues périodes de sécheresse avec les pénuries alimentaires qui s’ensuivent, des catastrophes naturelles plus fréquentes et plus violentes, la propagation de maladies, une diminution considérable de la biodiversité ainsi que la disparition d’habitats pour la faune et la population. Le réchauffement accentue l’inégalité dans le monde et augmente la probabilité de guerres des ressources.
La combustion des énergies fossiles ne constitue pas le seul problème. L’approvisionnement et l’extraction sont également loin d’être propice à la vie. L’exploitation du charbon entraîne la destruction d’écosystèmes uniques au monde, sur terre et en mer, ainsi que le déplacement forcé d’une partie de la population. Suite à la raréfaction des grandes réserves de pétrole, des espaces irremplaçables tels que l’arctique ou le récif de l’Amazone à peine découvert sont sujets à être définis comme zones d’extraction. La technique de fracturation utilisée est extrêmement toxique et transforme de gigantesques surfaces en terres incultes et inhabitables. Des milliers de personnes perdent leurs moyens d’existence et dans le monde entier des populations souvent autochtones se voient confrontées aux énormes problèmes d’infrastructure de l’industrie pétrolière menaçant leur milieu de vie et leur culture.

L’échauffement climatique est un fait indéniable aux conséquences désastreuses. Il résulte de l’action humaine, entre autres l’exploitation de combustibles fossiles. Quelles conclusions logiques devons-nous en tirer ? Arrêtons de brûler les énergies fossiles – pour un climat meilleur et plus agréable à vivre pour tous !
Port pétrolier
30 à 40% de la quantité totale du pétrole consommé en Suisse est importé via les trois ports rhénans bâlois Auhafen Muttenz, Rheinhafen Birsfelden et Rheinhafen Kleinhüningen. Il est probable que maints destructeurs du climat soient présents sur ces sites.
BP
La compagnie pétrolière britannique opère sur le plan international, ses affaires ont des répercussions extrêmement néfastes pour le climat : BP est à l’origine de 2,47% des émissions de CO2 et de méthane cumulées à l’échelle mondiale. Elle a de plus fait scandale avec deux grandes marées noires. Une quantité record de pétrole s’est écoulée à Prudhoe-Bay, Alaska, en 2006 ainsi qu’avec la plateforme pétrolière Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique en 2010, provoquant de considérables dommages environnementaux jusqu’à ce jour. On retrouve BP également dans le domaine de la violation des droits de l’homme en relation avec le financement de guerre civile et du trafic d’armes, la destruction des ressources vitales dans les régions de production du pétrole et la coopération avec des régimes militaires. Actuellement, BP s’emploie à prospecter du pétrole dans le récif de l’Amazone, un milieu récemment découvert et à peine exploré. A notre avis, pas une bonne idée!
AVIA SA
AVIA SA est une association d’importateurs de pétrole indépendants basée en Suisse. Avia compte 85 sociétés membre dans 14 pays européens qui exploitent environ 3000 stations-service. Avia elle-même n’entretient ni raffinerie ni dispositif de convoyage et n’est donc pas impliquée dans des histoires de marées noires ou de catastrophes environnementales. Mais le simple commerce est-t-il à préférer ?
Air – Total
Total SA est une compagnie pétrolière française et le numéro quatre mondial des secteurs du pétrole et du gaz. Ce sont surtout des réserves de carburants pour l’aéroport de Bâle qui sont stockées dans le port de Bâle. Elle est en tête en ce qui concerne la construction d’oléoducs et la violation des droits de l’homme et a même déjà été mise en accusation pour travail forcé, expulsions et de meurtres dans des cas établis aux Etats-Unis. Les oléoducs de Total sont eux aussi peu sûrs, comme l’ont clairement prouvé les fuites dévastatrices en Sibérie en 2002. Ceci n’a pourtant pas l’air d’inquiéter sérieusement la compagnie qui est en pourparlers avec le gouvernement brésilien pour l’obtention des droits de forage dans le récif de l’Amazone (->BP). Mais Total est également une des plus importantes entreprises au monde en rapport avec le photovoltaïque. Peut-être qu’un petit rappel s’impose pour signaler quel est le bon chemin … ?
Holcim granulats et bétons
LafargeHolcim Ltd. est avec ses marques Holcim et Lafarge le plus gros producteur au monde de matériaux de construction. Son siège principal se situe à Rapperswil-Jona en Suisse. Bien que le groupe ne pratique pas directement le commerce d’énergies fossiles, une étude britannique le définit comme l’une des compagnies suisses les plus polluantes avec 5350 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par million de dollars US de chiffre d’affaires. C’est pourquoi en 2015 la compagnie a été accusée avec 49 autres entreprises par les Philippines d’être responsable du réchauffement climatique qui menace de manière existentielle les populations locales.

Gaz naturel
L’association Suisse de l’Industrie Gazière fait volontiers de la publicité avec le slogan «Gaz naturel – L’énergie qu’on aime». Eh bien, le gaz naturel n’est définitivement pas aussi respectueux de l’environnement qu’on pourrait bien le croire. La combustion du gaz naturel cause 20% des émissions de CO2 de source fossile et participe donc clairement au réchauffement climatique. A Bâle, c’est principalement le fournisseur d’électricité Industrielle Werke Basel IWB qui entretient la légende de l’énergie respectueuse. IWB vend du gaz naturel bio (gaz naturel avec 5% de biogaz) comme ménageant particulièrement le climat avec «un certificat bien-être» pour ses clients. Nous plaidons pour une rectification de ces belles histoires.
Aéroport
Le trafic aérien est en constante croissance et aura, selon l’industrie aéronautique, doublé jusqu’en 2020 par rapport à 2005. Un développement dangereux, puisque d’ors et déjà le trafic aérien suisse a un impact sur le changement climatique comparable à celui de tous les ménages réunis. Plus de 80% des vols sont des vols intra-européens et pourraient donc aisément être évités. Mais cela ne doit pas nous étonner, si les mesures du trafic ferroviaire européen peuvent se résumer par le mot-clé réduction et les compagnies aériennes ne sont pas sujettes à des impôts sur le carburant. On pourrait pourtant entreprendre quelque chose là-contre …
Stations-service
En Suisse, le trafic est l’ennemi numéro un du climat. 30% des émissions de CO2 sont dues au trafic routier. Les stations-service n’offrent pas seulement aux joueurs courageux des sujets de critique du trafic routier motorisé, mais souvent, elles sont également l’enseigne des plus grands ennemis du climat au plan mondial.
Dans le canton de Bâle-Ville on trouve en autre des stations-service des compagnies suivantes :
AVIA
Voir la rubrique Port pétrolier.
Shell
La Royal Dutch Shell est une de plus importante compagnie au monde des secteurs du pétrole et du gaz naturel. Le groupe est actif dans 140 pays et à lui seul responsable pour 2,12% des émissions de CO2 et de méthane cumulées de 1750 à 2010. En 2015 Shell disposait de 4,5 gigatonnes de réserves de CO2 déclarées. Sa valeur en bourse s’élève à 300 milliards de dollars US. Il n’est donc pas étonnant que Shell place régulièrement le profit au-dessus des droits de l’homme et de la protection de l’environnement. Quelques exemples: la marée noire dans le delta du Niger, lors de laquelle 200 mio. de tonnes de pétrole brut se sont écoulées, entraînant la destruction des ressources naturelles vitales de la population locale. Ou encore l’histoire de la plateforme pétrolière Brent Spar. De même les efforts actuels de Shell visant à effectuer des forages pétroliers dans l’Arctique où les étendues de glace rétrécissent. (Et qui donc contribue à la fonte des glaciers ?)
BP
Voir la rubrique Port pétrolier.
Migrol et stations -essence Coop
Migrol appartenant à la Migros et la compagnie Coop Mineralöl SA sont de petites entreprises du secteur à l’échelon global et n’ont, de ce fait, pas encore donné lieux à une publicité négative. Ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’ils ne réalisent pas également des bénéfices avec des produits nuisibles au climat.
Centrales nucléaires
Souvent, l’énergie nucléaire est présentée comme étant particulièrement respectueuse du climat. Mais même mis à part ses risques élevés, l’énergie atomique n’est pas favorable au climat. L’extraction d’uranium demande énormément d’énergie qui, très souvent, est fournie par des centrales au charbon. La centrale atomique la plus proche de Bâle est celle de Fessenheim. Si ce sujet vous intéresse comme terrain de jeu, contactez le conseil d’action.

Pour un monde meilleur
Voilà comment ça pourrait fonctionner
Si vous préférez opter pour une variante de jeu EN FAVEUR plutôt que CONTRE un exemple, jetez un coup d’œil sur un des sites web suivants :
http://backwarenoutlet.ch
Backwarenoutlet est une offre s’adressant aux boulangeries. Elle leur propose une solution pour ne plus devoir jeter les marchandises qui n’ont pu être vendues à la fermeture et qui n’auraient plus la même fraîcheur le lendemain. Au Backwarenoutlet ces pains, sandwichs et autres bonnes choses sont vendues à un meilleur prix et trouvent ainsi encore un heureux acquéreur. Voilà qui n’est pas seulement durable mais également social. Car cela permet aussi à des personnes avec un petit budget d’apprécier du pain et toute sorte de pâtisseries de qualité. Backwarenoutlet est également un café et un lieu de rencontre proche de la gare CFF, côté Gundeldingen, et un enrichissement pour le quartier et la ville.

As-tu également un projet social et respectueux de l’environnement, une offre, une entreprise ? Pourrais-tu t’imaginer de figurer ici et de soutenir les climate games d’une manière ou d’une autre : information/aide/don ?
Alors écris-nous à l’adresse climategames@immerda.ch.